Les frontaliers ne veulent pas renoncer au télétravail

Une femme passe un appel téléphonique à son bureau depuis son domicile, photographiée le 22 janvier 2021 à Aarau. (KEYSTONE/Christian Beutler)

Une étude réalisée dans les cantons de Berne, du Jura, de Neuchâtel et de Vaud a montré que sur plus de 65’000 frontaliers, 61% de ceux qui en avaient la possibilité ont télétravaillé. Durant les entretiens d’embauche, cette pratique a d’ailleurs été de plus en plus plébiscitée. Or le temps presse puisque l’accord entre la Suisse et la France sera caduque fin juin.

Pourquoi on en parle. Depuis le 13 mai 2020, les frontaliers bénéficient des mêmes règles sur le télétravail dictées par les entreprises que leurs collègues suisses. Cet arrangement, mis en place par un accord à l’amiable entre la Suisse et la France pour faire face à la crise Covid-19, a été reconduit tous les six mois, mais arrivera à échéance le 30 juin prochain.

Sans cette dérogation, la législation basée sur des traités internationaux d’avant la pandémie s’appliquera. Cela signifie que les frontaliers ne pourront pas travailler à domicile à plus de 25% de leur taux d’activité — soit un jour par semaine maximum. S’ils dépassent cette limite, ils devront payer les assurances sociales françaises, plus élevées qu’en Suisse. Anticipant l’échéance de l’accord, l’entreprise TAG Heuer autorise déjà un jour de télétravail aux frontaliers, contre deux jours pour les résidents suisses.

Des deux côtés de la frontière, la volonté est tout de même forte de trouver un accord pérenne profitable à tous. Pour le moment, une entente pour augmenter la limite à 40 % de télétravail autorisé semble se mettre en place, mais il reste l’épineuse et centrale question de la fiscalité à régler.

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