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Les enseignants peuvent-ils encore parler librement de leur métier à l’heure du Covid?

Image d'illustration. | KEYSTONE/Christian Beutler

«Nous avons reçu l’instruction de ne rien dire dans la presse. Il faut passer par le service de presse.» Voici la réponse d’une enseignante vaudoise sollicitée en mai par Heidi.news pour un article cherchant à recueillir des témoignages de profs au lendemain de la réouverture des écoles. La même enseignante, lors d’un récent échange, indiquait que cet ordre leur avait encore été rappelé, à elle et ses collègues, au moment de la rentrée d’août.

Pourquoi c’est important. Cet épisode peut paraître anecdotique. Il reflète pourtant un climat tendu. Les écoles et l’éducation ont toujours suscité beaucoup d’attention. Avec la pandémie, l’intérêt du public pour ce qu’il se passe dans les établissements a encore fortement augmenté. Mais des enseignants ont le sentiment qu’ils ne peuvent pas participer librement aux débats autour des enjeux liés à l’école. Certains évoquent un «muselage» de leur parole qui s’intensifie.

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