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Les conditions de détention des mineurs à la Clairière nous concernent tous

Dilara Bayrak

Une récente enquête du Blick montre que les détenus mineurs du centre La Clairière, à Genève, subiraient des violences. Dilara Bayrak, juriste et élue verte au Grand conseil de Genève, s'indigne dans cette tribune du sort réservé à ces jeunes et des politiques carcérales qu'elle juge limitées

La Clairière est un centre de détention prévu pour accueillir des personnes mineures «placées en détention préventive, sur mandats d'observations, d'amener, d'arrêt, de prolongation de détention, d'exécution de peine ou encore de mandats civils de privation de liberté à des fins d'assistance». On constate déjà beaucoup de missions disparates dans la description que fait le département de la sécurité, de la population et de la santé (DSPS) de cet établissement. Aussi, regrouper une multitude de profils divers et variés en un seul et unique endroit n'était peut-être pas la meilleure option que l'Etat pouvait offrir à ces jeunes.

Mais au-delà des décisions sur sa conception, ce sont des décisions organisationnelles qui ont ramené la Clairière sur le devant de la scène. Les dysfonctionnements relatés dans les médias dressent l’image d’une institution en crise, avec des conditions difficiles pour les jeunes qui s'y trouvent. Il est fait état de conflits au sein du personnel: entre les différents acteurs sur place (éducateurs, médecins, agent de détention), mais aussi de conflits entre les agents et les jeunes… sans parler des conditions relatives à l’insalubrité du bâtiment.

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