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L'impossible mission des directeurs d'écoles à Genève

Anne Emery-Torracinta, à la tête de l'instruction publique genevoise depuis 2013 | Martial Trezzini - Keystone-ATS

Le rôle des directrices et directeurs d’établissements du primaire genevois est ingrat. Happés par une bureaucratie toujours plus chronophage et voyant gonfler sans cesse les effectifs placés sous leur responsabilité, ces rouages voulus comme essentiels au bon fonctionnement de l’instruction publique n’ont qu’une marge de manœuvre restreinte.

Pourquoi c’est intéressant. Genève avait renoncé aux directeurs dans le primaire en 1945, adoptant un système d’inspecteurs semblable à celui d’une préfecture, avec des référents qui surveillaient mais ne dirigeaient pas. Le retour de directeurs très proches du terrain, pensé comme le lancement d’une révolution culturelle, était intervenu à la rentrée 2008. Le territoire était alors passé d’une répartition en 25 inspectorats à une division en 93 établissements – et donc autant de directrices et directeurs. Mais on est aujourd’hui bien loin de l’ambition initiale de la réforme…

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