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«L'école a toujours cherché à contrôler le corps des élèves»

Manifestation pour protester contre les "T-shirts de la honte" devant le cycle d'orientation de Pinchat. | (KEYSTONE/Salvatore Di Nolfi)

En France, la polémique sur l’habillement à l’école et le sexisme des établissements scolaires gronde depuis mi-septembre. Elle a atteint la Suisse la semaine dernière, par un article du Courrier révélant l’existence dans un cycle genevois de T-shirts XXL portant l’inscription «Je porte une tenue adéquate» et surnommés «T-shirts de la honte». Leur fonction? Cacher les épaules et les nombrils dénudés des élèves dont l’habillement est jugé incorrect.

L’affaire a fait boule de neige. Les médias ont depuis révélé que la pratique existait dans d’autres établissements genevois, vaudois et valaisans. Elle a fait réagir la Conférence des directeurs cantonaux de l’instruction publique, dont la vice-présidente, Monika Maire-Hefti, s’est déclarée choquée. Dernier épisode en date, mercredi matin, une manifestation a eu lieu devant le premier cycle incriminé. Valérie Vincent, chercheuse en sciences de l’éducation à l’Université de Genève qui travaille notamment sur la socialisation du corps à l’école, nous livre son analyse.

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