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«Il faut faire deux tests de dépistage Covid pour accéder au campus»

Karine Mesot. | DR

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Aux prises avec le nouveau variant du virus B117, le Royaume-Uni affronte une progression «hors de contrôle» de l’épidémie de Covid-19. Le 5 janvier, le pays est retourné à un régime de confinement strict. Avec le durcissement des restrictions, les étudiants voient à nouveau leur quotidien bouleversé. C’est le cas de la Genevoise Karine Mesot, 24 ans, qui a commencé un bachelor à l’université Canterbury Christ Chruch en septembre dernier pour devenir sage-femme.

«Depuis la rentrée de septembre, nous avions déjà beaucoup de cours en ligne. Mais désormais, tout se passe à distance. Seuls les étudiants en santé et en éducation peuvent continuer certains cours sur place. Je vais sur le campus une fois par semaine pour un module de pratiques de base, pour apprendre des gestes comme prendre la tension et la température ou palper l’abdomen. Nous y participons en petit groupes.» Mais ce privilège ne va pas sans certaines contraintes qui peuvent paraître étonnantes vues de Suisse.

«Pour accéder au campus, tous les étudiants doivent effectuer au préalable deux tests de dépistage à trois jours d’intervalle. Deux tests permettent apparemment de réduire le risque de faux négatif. La manière de procéder n’est pas la même qu’en Suisse. Ca se passe dans un box dédié. On reçoit un bâtonnet. Il faut ensuite se placer face à un miroir et faire le frottis soi-même, dans la gorge puis dans le nez. Ces auto-tests sont assez courants en Angleterre, pas seulement pour le personnel ou les étudiants en santé! On laisse son numéro de téléphone et le résultat arrive trente minutes plus tard environ.»

Un autre enjeu pour Karine Mesot est le stage qu’elle doit effectuer à partir de mi-février, alors que les hôpitaux britanniques frôlent la saturation. «La formation de sage-femme est très pratique, avec une moitié de temps passé ‘en placement’. Le début de mon stage a déjà été décalé de novembre à février. Je devrais finalement commencer le 15, si ça a lieu…»

Pour voir leur stage se matérialiser, les étudiants ont dû remplir un formulaire d’évaluation des risques avec des questions sur leur santé et leur entourage. Chaque facteur de risque – par exemple un décès du Covid dans la famille ou le fait d’appartenir à une minorité ethnique – ajoute entre 0,5 et 2 points et donne un score final. «Heureusement, je suis à faible risque, se réjouit Karine Mesot. Par ailleurs, ici, les étudiants en santé ont accès au vaccin au même titre que le personnel soignant et la vaccination a commencé dans mon université.»

La jeune femme, installée en Angleterre depuis un certain temps, ne souffre pas du manque de contact avec ses camarades. «J’ai l’habitude d’étudier en ligne et n’ai pas rejoint l’université pour la vie sur le campus.» Même si elle juge la situation «frustrante», elle reste confiante et salue l’engagement de ses professeurs. Et de noter quelques points positifs: «Avec la pandémie, il y a plein de conférences en ligne gratuites, par exemple du Royal College of Obstetricians and Gynaecologists, et d’événements professionnels à distance auxquels on n’aurait pas si facilement accès en temps normal. Ca c’est le bon côté!»

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