Réservé aux abonnés

Ecole inclusive: à Genève, 155 élèves relégués en liste d’attente pour un soutien spécialisé

Une éducatrice spécialisée dans l’autisme, ici en 2009, lit une histoire à deux enfants à Rhode Island aux Etats-Unis. (AP Photo/Stew Milne)

Ils ont entre 4 et 12 ans. Ils souffrent de troubles des apprentissages ou du comportement, d’autisme ou encore de difficultés relationnelles. Une procédure d'évaluation standardisée (PES) a conclu qu’ils pouvaient rejoindre des classes ordinaires, avec un accompagnement spécialisé. Mais les mois passent et… rien. Placés sur une longue liste d’attente qui comptait 155 noms en novembre, ils se rendent bel et bien à l’école mais ne reçoivent pas le soutien nécessaire à leur développement et auquel ils ont légalement droit. Avec des conséquences parfois désastreuses.

Pourquoi c’est important. L’école inclusive consiste à intégrer des élèves ayant des besoins particuliers dans des établissements ordinaires plutôt que de les orienter vers des structures spécialisées séparées. Elle est une priorité politique à Genève depuis 2014. Responsables associatifs, enseignants et élus pointent pourtant que le discours des autorités est bien loin de la réalité. Ils dénoncent un manque criant de vision et de moyens.

Ce que révèle la liste d’attente. Ce document circule parmi les responsables scolaires et associatifs. Selon les informations recoupées par Heidi.news, en novembre, la liste d’attente comptait 155 enfants, dont près de 50 en début de scolarité (1P et 2P). Les mesures auxquelles ces élèves ont droit (mais qu’ils ne reçoivent pas) se nomment SPES, pour «soutien pédagogique de l’enseignement spécialisé» à partir de la 3P et EPS, pour «éducation précoce spécialisée», en 1P-2P. Concrètement, il s’agit d’un accompagnement individuel en classe par un ou une enseignante spécialisée, qui peut aller de quelques heures par semaine à la moitié du temps de présence pour les plus petits.

Réservé aux abonnés

Cet article est réservé aux abonnés.

Déjà abonné(e) ? Se connecter