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Craintes d'une «chasse aux sorcières» dans les universités de Hong Kong

Des affiches anti-régime à l'Université de Hong Kong. Photo : Keystone

Les étudiants y postaient des affiches appelant à défendre la démocratie. Cet espace de libre expression a été réduit en lambeaux par une vingtaine de personnes non identifiées samedi dans l’enceinte de l’Université de Hong Kong. Sur d’autres campus, les «Lennon Wall» - ces tableaux muraux accueillant des messages politiques sur le modèle des graffiti qui avaient fleuri à Prague à la mort de John Lennon - sont officiellement en «rénovation» et donc inaccessibles. C’est donc dans un climat tendu que les étudiants reprennent cette semaine le chemin des universités, après des mois de fermeture liée aux manifestations et à la pandémie. Les enseignants racontent «leur peur d’être dénoncés» et s’inquiètent pour les libertés académiques de la région administrative spéciale.

Pourquoi c’est important. L’ancienne colonie spéciale a conservé un haut degré d’autonomie lors de son retour sous la tutelle chinoise en 1997. Cela lui a permis de conserver un système éducatif différent de celui de la République populaire de Chine, et de s’affirmer parmi les meilleures pôles universitaires d’Asie, attirant étudiants, chercheurs et financements du monde entier.

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