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Anne Emery-Torracinta, une fin de mandat sous haute tension

Anne Emery-Torracinta, alors présidente du Conseil d'Etat, lors d'une conférence de presse du Conseil d'Etat en novembre 2020 à Genève / MARTIAL TREZZINI / keystone

A un an des élections cantonales, la cheffe de l’école genevoise est éclaboussée par le scandale des maltraitances au foyer de Mancy dont elle affirme n’avoir été mise au courant que tardivement.

Elle ne pouvait pas imaginer pire scénario. A un an des élections cantonales genevoises, le scandale du foyer de Mancy bouscule la fin de mandat d’Anne Emery-Torracinta. Si la cheffe du Département de l’instruction publique (DIP) ne se représente pas – après deux législatures, son parti le lui interdit – le caractère particulièrement émotionnel de l’affaire, impliquant des violences sur des enfants autistes, résonne douloureusement avec sa propre histoire, elle qui s’était fait élire en portant le message de l’école inclusive. Mère d’une fille autiste, la conseillère d’Etat avait présenté ce dossier comme prioritaire. Il est aujourd’hui embourbé.

Sur le fond, l’affaire vient ternir un bilan déjà passablement écorné. La droite vient de faire aboutir de justesse un référendum sur la réforme du cycle d’orientation, projet phare de la magistrate socialiste. La population tranchera le 15 mai. Quant à sa volonté d’introduire le numérique dans le cursus scolaire, la seconde version présentée, après un premier rejet cinglant, n’a toujours pas obtenu l’aval du Grand Conseil et fait face à une pétition. Début 2021, Anne Emery-Torracinta a également dû affronter la colère des directeurs de collèges qui accusaient la direction générale de les brider.

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