Ce qui est reproché. La NZZ am Sonntag et Bajour s’appuient sur les déclarations de plus de trente anciennes élèves. En plus d'humiliations et d’insultes régulières, elles auraient subi une pression excessive à la performance qui a provoqué chez certaines des fractures de fatigue et d’importants troubles alimentaires.
De nombreuses femmes n’auraient plus eu leurs règles pendant leur formation à l’école de ballet. Une élève aurait même dû être hospitalisée, complètement amaigrie. Dans certains cas, un comportement insultant de la part de certains enseignants a également été rapporté.
Certains propos rapportés dans l’enquête en disent long, comme cette phrase prononcée par un professeur:« [nom d'une élève], espèce de gros porc» («du fettes Schwein»). Ou ce témoignage d’élève:
«Un professeur me pinçait souvent les jambes en me faisant remarquer que j'avais de la graisse. Il me disait d'arrêter de manger. Il a dit à toute la classe qu'il ne fallait rien manger d'autre qu'une pomme et un yaourt par jour».
Le porte-parole du département de l’éducation de Bâle a confirmé à l’ATS que les autorités de surveillance avaient été confrontées à des accusations d’abus de la part de plusieurs élèves. La direction de l’école réfute fermement toutes ces accusations.
Mardi, le comité de l’établissement a décidé de suspendre la directrice de l’école. Une enquête va être lancée afin de faire toute la lumière sur cette affaire.