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Procès pour corruption de Beny Steinmetz: le pensum de celle qui faisait tout mais ne savait rien

Me Marc Bonnant et son client, Beny Steinmetz, à leur arrivée au Palais de justice, ce lundi 11 janvier 2021. Keystone / Salvatore Di Nolfi

De la Guinée, des pots-de-vin, de son propre patron, le richissime diamantaire Beny Steinmetz, elle ignore tout, ou presque. Sur le papier, c’est pourtant elle qui a le plus œuvré à la synthèse des trois: l’obtention de titres sur des mines de fer par Beny Steinmetz Group Resources (BSGR) dans des conditions que le Ministère public de Genève estime illicites, d’où ce premier procès de corruption internationale tenu en Suisse. Au bout de deux heures d’interrogatoire, le premier procureur Yves Bertossa n’y tient plus. Et même si la parole ne lui est pas donnée par le tribunal, il interpelle Sandra M.: «Et si c’était un trafiquant de drogue ou un terroriste? En tant qu’administratrice, vous ne vérifiez rien?»

Mémoire défaillante. Malgré quelques circonvolutions, la réponse est négative. La Belge, âgée de 50 ans, ne sait pas, ne se souvient pas, faisait confiance ou suivait les instructions. Il faut dire que les questions précises, ordonnées méticuleusement par la juge Alexandra Banna, remontent parfois à plus de quatorze ans et ne concernent que quelques-unes des centaines de sociétés offshore qu’elle administrait pour le compte du franco-israélien Beny Steinmetz, 64 ans.

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