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Premier test en Suisse des SPAC, la nouvelle coqueluche boursière

Le traitement textile antiviral Viroblock NPJ03 d’HeiQ a permis à l'entreprise de doubler ses ventes au premier semestre 2020 | HeiQ

Nouvelle coqueluche des investisseurs, les SPAC (Special Purpose Acquisition Companies, ou sociétés de chèque en blanc) sont des coquilles vides cotées en bourse et destinées à acquérir le plus souvent des entreprises de croissance. En Suisse, le fabriquant de textile HeiQ est la première entreprise à avoir testé ce dispositif qui lui a permis d’être côté rapidement sur au London Stock Exchange. Depuis le premier jour de négoce, le 7 décembre, le cours de l’action de cette PME de 140 personnes a gagné 80%.

Pourquoi c’est important. Selon Le Temps, les SPAC ont levé plus de 40 milliards depuis le début de l’année aux États-Unis. Ces instruments permettent d’introduire plus vite en bourse des entreprises que le processus classique d’IPO. En Suisse, l’autorité des marchés financiers, la FINMA, a demandé fin mars à l’opérateur boursier SIX d’adapter ses règles avant d’autoriser des SPAC sur le marché helvétique. Des investisseurs comme Lakestar à Zurich font remarquer que des versions suisses et européennes de ces instruments sont importantes, faute de quoi les pépites high-tech du continent seront acquises par des structures anglo-saxonnes.

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