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Le diamantaire Beny Steinmetz jugé à Genève pour corruption en Guinée

Le richissime diamantaire Beny Steinmetz, ici lors d'une de ses auditions en Israël en 2017, est le principal protagoniste du procès qui débute lundi 11 janvier à Genève. Keystone / EPA / Ilan Assayag

Des doutes sont apparus rapidement. Dès que la République de Guinée a élu son premier président de façon démocratique, Alpha Condé en 2011, elle a remis en question le contrat conférant trois ans plus tôt au Beny Steinmetz Group Resources (BSGR) la concession exclusive des fabuleux gisements de fer de la région montagneuse de Simandou. Mais l’affaire Beny Steinmetz, le milliardaire franco-israélien qui a donné son nom au groupe, commence elle l’année d’après par une enquête du Financial Times. Cette page du 7 novembre 2012 portait fort à propos le titre «What lies beneath» (ce qui se trouve dessous).

L’enjeu. D’une part, cet article décrit l’enjeu que revêt ce minerai tant en termes de profits pour les compagnies minières qu’en termes de recettes fiscales et d’emplois pour ce pays, onzième plus pauvre de la planète. Cependant, l’exploitation des mines de Simandou comporte d’immenses défis logistiques. Pour acheminer le fer sur les marchés mondiaux, il faut construire un chemin de fer de 650 kilomètres ainsi qu’un port en eaux profondes sur la côte Atlantique. Le gouvernement de Conakry vient d’ailleurs d’autoriser un tel projet, devisé à 16 milliards de dollars, proposé par un conglomérat emmené par l’anglo-australien Rio Tinto.

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