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Le blanchiment reste indissociable de la Suisse (et le Parlement ne veut pas le voir)

Le Parlement ne veut pas voir que derrière les sociétés panaméennes se trouve souvent un avocat suisse. Keystone / Alejandro Bolivar

Invariablement, les fuites de données révélées par le Consortium international des journalistes d’investigation (ICIJ) et ses partenaires mettent en avant le rôle central que joue la Suisse dans la circulation et la dissimulation de l’argent sale. Baptisée «FinCEN Files», la nouvelle salve de documents, diffusés depuis dimanche, n’échappe pas à cette règle; elle fait peut-être encore plus mal que les précédentes, puisqu’elle s’attaque directement aux failles du dispositif mis en place par les banques pour empêcher le blanchiment d’argent provenant de la corruption ou du trafic de stupéfiants.

Contexte délicat. Politiquement, le moment choisi est aussi particulièrement douloureux, car le Parlement s’emploie à détricoter un projet du Conseil fédéral censé pallier des lacunes dévoilées par les «Panama Papers».

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