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«La promotion de la cupidité est à la racine des maux de Credit Suisse»

Le président de Credit Suisse, Urs Rohner, a quitté son poste au terme d'un bilan plutôt mitigé. Keystone / Ennio Leanza

Vendredi dernier, l’assemblée générale de Credit Suisse s’est déroulée dans un climat inédit. Le numéro deux bancaire helvétique cumule les déboires en lien avec des investissements ou des clients hasardeux, (trop) risqués ou douteux. Les récentes débâcles de la fintech Greensill et du hedge fund américain Archegos engendrent une perte de 7,4 milliards de francs. Ces cas s’ajoutent au scandale Wirecard, l’an dernier, ainsi qu’à plusieurs affaires pendantes, comme celle des «Tuna bonds» du Mozambique, qui a initié des procédures pénales en Suisse et à l’étranger. En fin d’année dernière, le Tribunal pénal fédéral a aussi été saisi d’une affaire datant de 2008 dans laquelle la banque est formellement accusée de défaut d’organisation.

D’importantes amendes cumulées, des rémunérations généreuses et une action divisée par quatre: le conseil d’administration de Credit Suisse, présidé pendant de dix ans par Urs Rohner, qui vient de céder sa place au Portugais Antonio Horta-Osario, n’a pas pris ses responsabilités, estime James Breiding. Fondateur et propriétaire de Naissance Capital, une société d’investissement suisse, il a aussi été élu Fellow par le Centre de l’Université de Harvard pour le développement international. Il est notamment l’auteur de Swiss Made, un ouvrage paru en 2014 qui détaille le «succès» du modèle helvétique.

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