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Bras de fer à l'horizon entre l'Etat de Genève et les syndicats

Nathalie Fontanet. Photo: Keystone

Le torchon brûle entre le Conseil d'Etat genevois et les syndicats. La semaine s'annonce tendue entre le pouvoir et le personnel de la fonction publique.

Pourquoi ça chauffe. Les fonctionnaires de Genève sont mobilisés depuis plus d'un mois après que le Conseil d'Etat a exposé un projet de loi avec trois mesures spectaculaires: la réduction de salaire de 1% pour tout le personnel sur une durée de quatre ans, le gel des annuités pour 2021 et 2023 ainsi qu'une augmentation de la participation des employés à la cotisation professionnelle (de deux tiers-un tiers aujourd'hui à 58%-42%). Une première journée de débrayage a eu lieu le 15 octobre et un préavis de grève a été déposé pour le 18 novembre.

C'est le maintien de ce mercredi de grève qui irrite le Conseil d'Etat lequel, bien conscient qu'il n'obtiendrait pas de majorité au parlement, a finalement renoncé, vendredi, au projet de baisse généralisée des salaires. Mais pas aux deux autres points. Ce renoncement est, aux yeux du Collège, une preuve de bonne volonté qui devrait se traduire par une réciproque. Nathalie Fontanet, en charge des Finances, a donc brandi la menace d'exclure le cartel intersyndical des discussions si le préavis de grève n'était pas suspendu. Or la prochaine réunion de négociations doit se dérouler ce lundi. Avec ou sans les représentants syndicaux?

La charge de la magistrate a suscité la colère dans les rangs du cartel, lequel se dit dans l'impossibilité d'agir dans un si court laps de temps, en raison de ses statuts. Le président de la faîtière, Olivier Baud, a ainsi rappelé dans «La Tribune de Genève» que la suspension du préavis ne peut être décidée que lors d'une assemblée des délégués, la prochaine étant programmée... mardi.

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