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Beny Steinmetz dit n’avoir rien su des pots-de-vin versés en Guinée

Beny Steinmetz (à droite) a été interrogé durant six heures, mardi 12 janvier à Genève, s'exprimant dans un français «franchement médiocre» selon son avocat, Me Marc Bonnant.Keystone / Salvatore Di Nolfi

A l’issue des deux premières journées du procès ouvert à Genève pour corruption et faux dans les titres contre le diamantaire Beny Steinmetz, l’intermédiaire Frédéric C. et l’administratrice Sandra M., on peut se demander qui était informé des activités du groupe en Guinée. C’est pourtant bien dans ce pays d’Afrique de l’Ouest, en mettant la main sur de fabuleux gisements de fer, que le Beny Steinmetz Group Resources (BSGR) allait décrocher le jackpot en revendant, en 2010, 51% de ses concessions pour 2,5 milliards de dollars – au géant brésilien Vale.

Interrogatoire attendu. Lundi, Sandra M. déclarait ne rien savoir de l’arrière-plan des nombreux documents compromettants qu’elle a signés. En substance, la Belge n’était que la petite main qui, depuis son bureau genevois, ignorait tout de ces tractations minières. A n’en pas douter, on en apprendrait davantage le lendemain, lors de l’interrogatoire du principal intéressé, Beny Steinmetz. Il a fallu déchanter.

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