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Les affaires de corruption s'acumulent pour les sociétés suisses de négoce de pétrole

Keystone / Martial Trezzini

Le vent tourne pour les sociétés suisses de négoce de pétrole. Respectivement numéro un et numéro trois mondial de l’activité, Vitol et Trafigura ont vécu une bien mauvaise semaine sur le front judiciaire. Lundi 30 novembre, la seconde a pris connaissance d’une plainte émise par les autorités de poursuites pénales brésiliennes à son encontre ainsi que contre douze personnes, dont ses principaux dirigeants. Jeudi soir, le département américain de justice (DOJ) a diffusé un communiqué de presse annonçant que Vitol a accepté de s’acquitter d’une amende de 135 millions de dollars en échange de l’abandon des poursuites ouvertes contre elle.

Pourquoi c’est important. Le négoce de pétrole est une activité risquée, marquée par de fortes interactions commerciales avec les États producteurs de pétrole, souvent dans des contextes où la corruption constitue la règle plutôt que l’exception. Régulièrement pointée du doigt, les principales sociétés disposent toutes d’un siège en Suisse, où elles ne sont soumises à aucune régulation spécifique. Ces procédures américaines et brésiliennes montrent que leurs pratiques corruptives pourraient finir par leur coûter cher, en espèces mais surtout en terme de réputation.

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