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Au procès Steinmetz, le procureur anéantit la «théorie de la corruption magique»

Beny Steinmetz à son arrivée au Palais de justice de Genève, où il joue gros. Keystone / Salvatore Di Nolfi

Par où commencer ce réquisitoire lorsqu’on a sous la main 250 classeurs fédéraux comportant des pièces numérotées jusqu’à sept chiffres? Et qu’il faut contrer ces «fables», ces «explications nébuleuses», ce «florilège de dérobades», entendus lors de l’interrogatoire des trois prévenus?

La question. Depuis lundi, le tribunal correctionnel de Genève tente de savoir comment le Beny Steinmetz Group Resources (BSGR) a obtenu gratuitement, en 2008, de fabuleuses concessions minières en Guinée avant d’en revendre 51%, quelques mois plus tard, au groupe brésilien Vale pour 2,5 milliards de dollars – un montant supérieur au budget de ce pays d’Afrique de l’Ouest. L’enjeu est de taille, puisque le richissime diamantaire Beny Steinmetz, son intermédiaire, Frédéric C., et son administratrice, Sandra M., font l’objet du premier procès de corruption internationale tenu en Suisse.

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