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Au Liban, les dollars sont commandés par WhatsApp et livrés par scooter

Avec la crise économique, la colère augmente au Liban, comme ici le 19 décembre à Beyrouth. Keystone / Nabil Mounzer

A Beyrouth, en cette période de fêtes, le terme «marché noir» est dans toutes les bouches. Sur la terrasse d’un café, au boulot ou en famille, les numéros WhatsApp des changeurs se troquent et se commentent. On leur demande le taux du jour, quelle somme changer. Une fois d’accord sur la transaction, on leur envoie sa localisation, et vingt minutes plus tard, un jeune homme envoyé par le changeur, souvent mineur, débarque en scooter avec la liasse de billets dans une banane ou un sac plastique.

Pourquoi on vous en parle. La présence d’un marché monétaire parallèle illustre la crise économique que traverse le pays. En effet, le manque de devises résulte d’une quadruple crise: balance des paiements négative depuis 2011, défaut de paiement sur les eurobonds en mars dernier, défaillances systémiques du système bancaire principalement depuis novembre 2019 et maintenant la crise monétaire qui en résulte.

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