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Soupçons sur le «delta business» des traders suisses de pétrole au Brésil

Keystone / Aantonio Lacerda

«Je voudrais en savoir plus sur ces gens… Ont-ils signé un contrat de consultants avec nous?» Ce courriel du 15 décembre 2006 émane de David Fransen, directeur à Genève de Vitol SA, numéro un mondial du négoce de pétrole. Il s’interroge au sujet des commissions à verser à une société offshore et s’adresse, pour y voir plus clair, au représentant de la firme au Brésil, Marcio Dutra. Cet homme se trouve désormais au centre de l’attention du Ministère public fédéral de l’État du Parana, dans le Sud-Est du pays, qui enquête sur les principales sociétés suisses de trading, soupçonnées d’avoir corrompus des officiels de la compagnie semi-publique Petrobras.

Pourquoi on en parle. L’affaire Petrobras, aussi connue sous son nom de code, Lava Jato, est un immense cas de corruption, instruit au Brésil et dans des dizaines d’autres pays. Rien qu’en Suisse, le Ministère public de la Confédération a reçu pas moins de 210 demandes d’entraide judiciaire. Il conduit lui-même plus de 40 procédures en lien avec plus de 1000 comptes bancaires par lesquels ont transité des pots-de-vin. Environ 680 millions de francs ont été confisqués ou restitués au Brésil, précise-t-il à Heidi.news.

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