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A Genève, l’urgence sociale a son aide alimentaire mais pas sa réponse politique

La demande en colis alimentaires ne s'est pas estompée. Keystone / Martial Trezzini

Les longues files d’attente de milliers personnes patientant pour obtenir une aide alimentaire chaque samedi matin à la patinoire des Vernets ont disparu depuis le mois de juin. Mais la crise sociale provoquée par la pandémie perdure et le nombre de bénéficiaires de ces colis n’a pas diminué; ils ont simplement été disséminés dans le canton. Entre Thônex, Carouge ou Vernier, cette «distribution décentralisée» a carburé à plein régime durant l’été. Plus de 60’000 de ces paquets emballés comportant des produits de première nécessité ont été attribués chaque semaine à 7500 personnes.

Pourquoi ce n’est pas terminé. Sur le marché gris du travail, l’activité économique ne laisse pas entrevoir dans un futur proche de retour à la situation antérieure au mois de mars. Dans le secteur domestique, les métiers de la restauration et les professions artistiques, les personnes continuent de subir une baisse de leurs revenus, plongeant nombre d’entre elles dans la précarité. Cette population est majoritairement féminine, parfois sans statut légal, mais aussi composée de citoyens suisses.

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