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Ressuscité, Bull entre dans le Top 10 des plus puissants ordinateurs du monde

Bull vise maintenant l'exaflop/s autrement dit le milliard de milliard d'opérations par seconde avec son Sequana./Atos

L'entreprise française permet à l'Europe de se maintenir dans cette course autant utile à la recherche qu'au renseignement, avec une machine aux capacités vertigineuses.

Hewlett-Packard, Fujitsu et Bull. Bull? L’édition 2022 du Top 500 des plus puissants ordinateurs du monde révèle une surprise. Au quatrième rang, on trouve le fabricant français Bull, souvent ridiculisé pour son échec dans les PC et devenu une sorte de repoussoir à l’idée de l’état stratège dans l’industrie. Mais les temps changent. Désormais contrôlé par Atos, le fabricant français s’est réinventé dans les superordinateurs. Et cela commence à se voir avec cette quatrième place devant les leaders américains comme Nvidia (8e), IBM (5 et 6) et Chinois (7 et 10) et avec 43 machines dans les 500 calculateurs les plus rapides.

Pourquoi c’est significatif. Indispensables aux calculs scientifiques de haute performance, les supercalculateurs sont à la fois des instruments de souveraineté pour les Etats et de compétitivité pour les entreprises. Longtemps exclue par la domination de l’Asie et des Etats-Unis, l’Europe est réentrée dans la compétition grâce à la Suisse et une machine qui a pris la troisième place du Top 500 en 2017. C’était cependant avec un calculateur de fabrication américaine. Les gains récents de Bull sont donc stratégiques pour l’Europe et son indépendance.

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