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Les réseaux sociaux vont-ils finir par remplacer les cimetières?

Image d'illustration. La neige est tombée sur le cimetière des Rois, mars 2005. | Keystone / Martial Trezzini

D’ici cinquante ans, il pourrait y avoir plus d’utilisateurs morts que vivants sur Facebook. Aujourd’hui déjà, des milliards d’images et de messages de personnes décédées garnissent des comptes laissés à l’abandon sur les réseaux sociaux. Il est aussi possible d’utiliser ces plateformes pour rendre hommage aux disparus. Instagram et Facebook remplaceront-ils, un jour, les cimetières?

Pourquoi ce n’est pas anodin. Les réseaux sociaux, comme l’intelligence artificielle et la réalité virtuelle, questionnent notre rapport à la mort et à l’absence. On connaît encore très mal les conséquences de ces technologies sur le deuil, tout comme on ne saisit pas l’ensemble des implications de la mort de quelqu’un sur ses données numériques.

Pourquoi c’est d’actualité. Un groupe de recherche interdisciplinaire essaie de remédier à ces zones d’ombre, sous l’égide du TA-Swiss, la fondation pour l'évaluation des choix technologiques. Parmi les chercheurs qui accompagnent cette étude, Olivier Glassey. Le sociologue, spécialiste des usages du numérique à l’Université de Lausanne, tenait une conférence sur le sujet, samedi 8 octobre à Lausanne, à l’occasion des Couleurs de la mort. Rencontre.

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