Le service de vérification Blue de Twitter à peine né et déjà mort

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On allait voir ce qu’on allait voir. Fini la censure des fact checkers et autres modérateurs de contenus, place à la liberté totale de l’information, promettait le nouveau propriétaire de Twitter Elon Musk après son rachat pour 44 milliards de dollars. Au centre de l’initiative «Blue»? Un système d’abonnement vendu mystérieusement 8 dollars (aux Etats-Unis et dans quelques autres pays) après que l’auteur de best-seller Stephen King se soit plaint d’un tarif à 20 dollars. Mais Blue a déjà disparu de l’application sur Apple, comme le relève The Verge

Pourquoi c’est une tragédie grecque. Après avoir arraché Tesla aux ingénieurs qui l’avaient inventé et construit SpaceX largement grâce à des contrats publics, Elon Musk, qui est à Steve Jobs un peu ce que le Pyrrhus de Racine est à l’Ulysse d’Homère – un homme plein de contradictions plutôt qu’un héros rusé mais concentré – voulait faire de Twitter un concentré d’esprit libertarien.

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Un espace d’expression totalement libre à condition de payer. Las, moins d’une semaine après son lancement, Blue, qui a permis à des nazillons et autres tordus quand ce n’est pas de fausses grandes marques de se donner des airs de crédibilité, est sur la touche. Elon Musk évoque maintenant une éventuelle faillite de l’entreprise. Peut-être de quoi lui donner à réfléchir sur l’étymologie du mot sycophante, sycophantes dont il s’est entouré et qui l’ont apparemment aveuglé.

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