La Suisse, terre d'accueil des exilés européens du secteur crypto?

Un événement aura lieu le 12 avril à l'Ambassade de Suisse à Paris, en marge du Blockchain Week Summit. | DR

Face aux velléités régulatrices de l’Union européenne, l’exode des acteurs des technologies blockchain vers la Suisse s’accélère, selon Bilan. Sébastien Gouspillou, qui dirige la société de minage de bitcoins BigBlock Datacenter, a ouvert un compte mercredi 30 mars à la Banque cantonale neuchâteloise. Il quitte ainsi la France pour s’installer en Suisse.

Pourquoi on en parle. L’Union européenne travaille actuellement sur une régulation propre aux cryptomonnaies, intitulée Market in crypto-assets (MiCA). Ce projet a suscité l’ire de la communauté crypto, notamment parce qu’un amendement avait été proposé pour interdire les cryptomonnaies basées sur la preuve de travail, comme Bitcoin.

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Une adaptation du règlement européen sur les transferts de fonds pourrait également imposer aux acteurs de la crypto de détenir un portefeuille privé et de contrôler toutes les transactions, peu importe le montant. Alexis Roussel, directeur des opérations de la société neuchâteloise Nym, cité par Bilan, assure recevoir régulièrement des demandes de renseignement d’acteurs européens qui réfléchiraient à s’installer en Suisse.

Conscient de cette opportunité, le pays n’hésite pas à draguer l’écosystème français. Le 12 avril, un événement aura lieu à l’Ambassade de Suisse à Paris en marge du Blockchain Week Summit. Comme le souligne le magazine économique, le titre de l’événement, co-organisé par la Promotion économique romande, ne laisse pas place au doute: «La Suisse, lieu idéal pour développer vos projets blockchain et crypto».

Visage réputé de la scène crypto française, Alexandre Stachtchenko, cité par Bilan, en est convaincu: l’exode des sociétés européennes va s’accélérer. Et de prendre comme exemple de destination le Salvador… et la Suisse.

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