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La protection des données, parent pauvre de la numérisation suisse

Grégoire Barbey

La Suisse ne semble pas faire preuve d’une grande volonté politique en matière de protection des données. Réunis vendredi 28 janvier à l’occasion de la journée européenne de la protection des données, les préposés chargés de protéger la vie privée ont dépeint une situation préoccupante: les demandes des citoyens explosent, les moyens techniques évoluent trop rapidement et les budgets stagnent, voire baissent. Les préposés cantonaux romands à la protection des données ne disposent même pas d’un informaticien dans leur équipe.

Tout cela prêterait à sourire si le sujet n’était pas aussi sérieux. Le préposé fédéral Alain Lobsiger l’a souligné: de nombreux secteurs de l’administration rêvent de mettre en commun les données qu’elles détiennent sur les citoyens pour améliorer leur fonctionnement. Sans tenir compte des droits fondamentaux de ces mêmes individus.

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