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Un manifeste condamne l'indignité carcérale en France

Image d'illustration | Pixabay / Ichigo121212

Ne laissons jamais les prisons en paix! Outre l’application des peines prononcées, le monde carcéral n’est pas un lieu clôturé où le dehors ne doit pas entrer. Selon l’Observatoire international des prisons, le silence sur la prison accentue l’indignité carcérale qui la fonde. La section français de l’OIP le rappelle dans un manifeste intitulé Pour que droits et dignité ne s’arrêtent pas au pied des murs et publié chez Seuil.

En février 1971, Michel Foucault et d’autres intellectuels créent à Paris le GIP - Groupe d’information prison. Les rejoignent des magistrats, des journalistes, des médecins et des employés pénitentiaires. Leur but: «ne plus laisser les prisons en paix, nulle part». Insalubrité, entassement cellulaire, carence médicale, sévices, censure, arbitraire, lits de contention: l’indignité carcérale documente la première enquête du GIP parmi les détenus.

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