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Tous en chœur pour la Cité de la Musique

La Cité de la Musique, telle qu'elle serait vue depuis la Place des Nations | Photo: Cité de la Musique (DR)

Une fois n’est pas coutume le MCG, le PS, le PDC, les Vert’libéraux et le PLR se sont tenus vent debout et main dans la main, donnant de la «voix pour la musique» en amont du référendum du 13 juin prochain. Une votation qui déterminera si Genève aura - ou non - sa Cité de la Musique. Lors de la conférence de presse organisée jeudi 29 avril en faveur du projet presqu’entièrement financé par le mécène «qui ne dit pas son nom» - mais tout le monde sait qu’il s’agit de la Fondation Wilsdorf -, le «Comité unitaire» s’est montré déterminé et convaincu, le défendant avec «enthousiasme et fermeté».

Pourquoi c’est un projet d’importance. Si le «Oui» l’emportait, la future Cité de la Musique serait inaugurée en 2026 dans le domaine des Feuillantines, propriété des Nations unies. Il regrouperait sur un seul et même site la seule Haute école de musique (HEM) de la ville, «actuellement dispersée sur sept lieux inadéquats, vétustes et exigus», et la résidence de l’Orchestre de la Suisse Romande (OSR). La Cité abriterait ainsi sur un campus unique pas moins de 515 étudiants, 250 professeurs, 150 salles de cours et de répétitions, quatre auditoires ainsi que les 113 musiciens de l’OSR, trois salles de concerts pour 60 représentations annuelles prévues. «Note d’avenir» pour ses défenseurs, elle est qualifiée de «jouet d’une élite» par ses détracteurs. Une union sacrée solide soutenue par six fédérations économiques et professionnelles, 46 institutions musicales, acteurs de la culture genevoise et musiciens, étudiants et habitants du quartier, s’est donc attelée à détricoter avec application les arguments d’opposants, certes minoritaires et hétéroclites, mais qui ont surpris en récoltant 4300 voix en décembre dernier.

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