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A trop pulper «Cellule de crise», la RTS rate sa fiction des fêtes de fin d'année

La méga-série de la RTS est au mieux... inaboutie. Le projet d'origine était intéressant: discussion avec ses trois auteurs.

Que fait un prince saoudien au réveil? Il consulte toutes affaires cessantes le quotidien romand Le Temps sur sa tablette électronique. Pas le New York Times ou The Guardian, non, mais Le Temps, sacré réflexe au pays de l’or noir. Et quand il regarde les infos à la télé, ce n’est pas CNN ou Al-Jazeera, mais le «12:45» de la RTS, présenté par… le cinéaste Jacob Berger lui-même, réalisateur de la série, dans un rôle de composition pour le moins curieux. Ainsi va «Cellule de crise» diffusée depuis jeudi soir sur la RTS, qui l’a produite.

Il y a d’autres surprises réjouissantes pour les mauvais esprits comme le mien. Comme cette photo impossible d’une explosion, impossible que le photographe et sont appareil n’y survivent. Ou comme ces séquences répétitives tournées entre deux dunes en Andalousie, censées représenter le désert du Rub al-Khali à la frontière entre l’Arabie saoudite et le Yémen, un coin hostile à l’homme. Ce n’est pas pour rien qu’il est appelé «Empty Quarter» sur les cartes de géographie. Sauf que là, c’est trop arborisé. Et on aperçoit une ville espagnole en haut à gauche de l’écran, la banlieue d’Almeria peut-être.

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