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Ma rencontre avec Vera Michalski, passeuse d’histoires

Géraldine Savary

Toutes les deux semaines, Géraldine Savary contribue à Heidi.news au travers d’une rencontre afin de dessiner, article après article, une constellation de personnalités dont le tracé serait totalement subjectif, aléatoire et transparent.

Dans ma vie, j’ai croisé trois milliardaires (oui, je sais, c’est plus que Christian Levrat). Entre autres, Vera Michalski, éditrice, mécène, héritière de la famille Hoffmann. On a participé quelques fois aux mêmes manifestations culturelles. Une nuit, au théâtre de Vidy, il y a longtemps, on a dansé jusqu’à plus d’heure sur une chanson de Madonna. J’ai beaucoup d’admiration pour son catalogue éditorial. Justement la rentrée littéraire a sonné le rappel des talents, les maisons d’édition retiennent leur souffle en attendant les sélections des grands prix littéraires. En outre, une fondation de mécènes, Aventinus, au financement de laquelle elle participe, joue les agitateurs discrets en vue du rachat du Temps. Elle a reçu en 2019 le mérite cantonal vaudois et en 2020 le prix de la Ville de Lausanne. Bref, Vera Michalski promène sa silhouette élégante sur de nombreux fronts.

Une bonne occasion de faire le portrait de cette femme aux passions multiples qui déteste parler d’elle. Entre notre rencontre et la rédaction de cette chronique, le monde a à nouveau basculé, figé sur des courbes ascendantes et des nouvelles alarmantes.  Le personnel de santé est dans la rue, les autorités imposent de nouvelles mesures restrictives. Les milieux culturels souffrent, exilés loin de leur public. Nos vies à toutes les deux me semblent soudain injustement préservées, tout comme le moment que nous passons ensemble à discuter.

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