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«La question de la survie du Cully Jazz s’est posée»

Jean-Yves Cavin, directeur artistique et programmateur du Cully Jazz. Photo: Cully Jazz / Michel Bertholet

Le Cully Jazz aura bel et bien lieu du 20 au 28 août 2021. Le comité du festival y croit et n’a pas annulé. Il a repoussé la manifestation en raison de la situation sanitaire. D’habitude les festivaliers se rendent à Cully en avril déjà, ils devront cette fois-ci attendre jusqu’à l’été pour une édition réduite sans le Chapiteau mais avec des scènes extérieures et éphémères.

Pourquoi le maintien. Les organisateurs des festivals estivaux ont différentes stratégies pour faire face au coronavirus. Festi’neuch a annulé l’édition 2021 tandis que le Paléo prévoit de s’étendre sur un mois entier. «Nous avons décidé de maintenir l’édition 2021 dans un format plus modeste en regard de la situation sanitaire actuelle parce que notre équipe a besoin d’un projet concret sur lequel travailler avec un horizon temporel réaliste», nous explique Jean-Yves Cavin, directeur artistique et programmateur du Cully Jazz.

Cette réduction de taille aura évidemment des conséquences sur le nombre de visiteurs prévus. Généralement le festival accueille environ 70’000 personnes durant un peu plus d’une semaine. Le projet imaginé pour cette année s’étendra sur la même durée et pourrait accueillir entre 5’000 et 10’000 spectateurs si la situation sanitaire le permet.

Perte du sens de la vie. La période écoulée a aussi éreinté les esprits de l’équipe du festival lémanique. Jean-Yves Cavin nous avoue qu’elle n’était par reposante: «L’ascenseur émotionnel était quotidien et nous avons eu de la peine à donner du sens à notre travail depuis l’annulation subite de l’année dernière.»

Si le comité a organisé un weekend de concerts à plage en juin 2020, cela n’a évidemment pas été rentable et les comptes de la manifestation ont enregistré un déficit de 18’000 francs à la fin de l’année. «La question de la survie du festival s’est posée suite l’annulation mais nous ne sommes plus menacés à ce jour», se réjouit Jean-Yves Cavin.

Passionné avant tout. Le Vaudois s’engage pour le rayonnement des musiques actuelles. Et pas qu’à Cully. L’annonce, mardi, de la création d’un nouveau club de jazz à Lausanne ne le laisse pas indifférent: «J’ai participé à différentes étapes de manière bénévole et le projet est tout à fait excitant.» S’il n’écarte pas une participation active pour la mise en place d’un tel lieu, sa priorité reste à ce jour le Cully Jazz.

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