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Deux Suissesses en quête des pépites d’Afrique à la rentrée littéraire du Mali

La rencontre entre Armand Gauz, Pascale Kramer, Ousmane Diarra et Caroline Coutau (de g. à dr.) | Matteo Maillard (DR)

Que sont-elles venues chercher ici, à Bamako, dans la touffeur du mois de mars? Caroline Coutau, directrice des éditions Zoé, et l’écrivaine Pascale Kramer, programmatrice du Salon du livre africain à Genève, zigzaguent entre les taxis cahotant, les marchandes aux fragiles pyramides de mangues et les orfèvres sous appentis. Elles sont en quête d’une perle littéraire, une pépite d’originalité comme le continent sait en produire à un rythme soutenu.

Pourquoi c’est étonnant. Alors qu’à Genève et Paris les salons du livre ont été annulés pour cause de Covid, au Mali, les festivités s’égrainent en lectures publiques, cafés littéraires et tables rondes. Le virus a eu ici un impact mesuré, malgré un pic en décembre à 150 contaminations par jour. La maladie peine à freiner les activités des Maliens, plus préoccupés par le tourbillon des affaires courantes que les risques de la «maladie des toubabs». Les priorités sont nombreuses: effusion de violence au centre, crise sociale en capitale, transition politique qui traîne, coupures d’eau, d’électricité… Autant de sujets traités avec la même gravité patiente que le thème de la semaine: les affres des éditeurs de livres. Moussa Gansore, jeune directeur des éditions Princes du Sahel, spécialisées dans les livres sentimentaux, en témoigne:

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