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Depuis l'explosion, Beyrouth lutte contre l'exode de ses artistes

Alors que les dégâts matériels ont été largement réparés, la culture beyrouthine peine à se relever du 4 août 2020. L’accumulation des crises et le manque de perspectives pèsent sur ses acteurs. Malgré tout, la compagnie théâtrale Zoukak et le festival Irtijal ont lancé des programmes de tutorat pour soutenir des comédiens et musiciens locaux.

Le contexte. Les six mois qui ont suivi l’explosion du port de Beyrouth, Liane Mathes Rabbath n’est pas retournée dans son atelier. Celle qui manie le papier de Damas - ce papier de cigarette fin et satiné à l’emballage orné de calligraphies éclatantes - avec patience et persévérance jusqu’à créer des toiles éclatantes, n’en avait plus l’énergie. La Luxembourgeoise, qui a étudié la finance à Genève avant de s’installer voici 30 ans à Beyrouth, s’explique:

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