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«Ca peut sonner réac mais j’avais envie de faire exister ma musique autrement qu’en streaming»

Remy Ugarte Vallejos

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Comment se libérer des canaux traditionnels de diffusion musicale? Voilà le point de départ du projet de l’artiste Bastien Bron, aka My Name is Fuzzy. Alors que la crise pousse davantage les musiciens à s’orienter vers le numérique – ils sortent en primeur leur nouvelle production sur Spotify ou organisent des concerts en ligne sur des jeux vidéos comme Fortnite – le Neuchâtelois baptise lui un album dans l’espace… physique. Septante-quatorze est un projet à contre-courant, un pied de nez à l’industrie musicale qui se dématérialise toujours davantage et en 2020 comme jamais.

Ses nouvelles chansons pop désinvoltes, le public pourra les écouter uniquement du 24 au 30 août prochain à la Galerie C à Neuchâtel. Puis lors d’une tournée «tactile» en cours de programmation. «Face à l’engouement autour du digital, ça peut sonner réac mais j’avais envie de faire exister ma musique autrement qu’en streaming, d’explorer une autre forme d’écoute. Les gens doivent se déplacer pour entendre les morceaux. Ce n’est pas pour rendre le truc rare mais pour être cohérent dans la démarche», ajoute ce jusqu’au-boutiste de 36 ans. Il faut dire que Bastien Bron revient d’une longue immersion à Berlin, reine des projets transdisciplinaires et haut-lieu des mouvements sociaux comme la Slow Fashion ou le Slow Food.

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