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Au Musée de la Croix-Rouge, de jeunes artistes concernés par l’humanité

Yu Jie Summer ne s’attendait pas en arrivant en Suisse pour ses études d’art à affronter et être témoin de la pauvreté. Elle a commencé à photographier ses voisins, la plupart précarisés.

L’entrée du Musée international de la Croix-Rouge et du Croissant Rouge à Genève est sombre. À cette heure du déjeuner, les visiteurs sont encore peu nombreux. J’attends Philippe Stoll, conseiller communication sur les thématiques humanitaires du CICR pour voir ensemble l’exposition Concerné.e.s. 30 artistes face aux questions humanitaires. Je suis d’ailleurs penchée sur une des œuvres exposées, celle d’Hugo Hemmi, Cabane, à laquelle je peux moi-même participer en déposant un mot, exprimant ma vision de l’humanitaire sur une ardoise. Je ne l’avais pas remarqué tout de suite. C’était pourtant facile à voir, il suffisait d’ouvrir les yeux.

Quand l’art part à la rencontre de l’humanitaire. Philippe Stoll arrive, nous descendons en sous-sol, où sont exposés les 30 artistes, tous formés à la Haute école d’art et de design de Genève (HEAD) et à l’école Suprimax de Dakar, et nominés au prix Art et Humanité depuis 2015, décerné par la HEAD et la Croix-Rouge. Ici ils nous parlent de leur vision de l’humanité et de leurs préoccupations face au monde qui les entoure.

Pourquoi on vous en parle. Concernés, ces artistes, ils le sont. Pas besoin d’être humanitaire ou d’avoir traversé un champs de mines pour être humaniste. Ces mondes, celui de l’art et celui de l’humanitaire s’inspirent l’un l’autre, s’éclairent, se soutiennent. «Nous pensons que l’art est un instrument indispensable pour mieux comprendre les problématiques humanitaires. Il ouvre le champs des possibles, offre un éclairage différent et fait appel à une autre sensibilité, il permet le dialogue », explique Philippe Stoll.

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