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A l’Arsenal, dans les coulisses de la Compagnie de 1602

La Compagnie de 1602 à l'œuvre l'an passé (Salvatore Di Nolfi | Keystone-ATS)

Cette année, les Genevoises et Genevois devront chanter le Cé qu’è lainô et casser la marmite en chocolat – une tradition chère aux gens du bout du lac – par groupe de cinq personnes au maximum. Même si les célébrations de l’Escalade, habituellement réparties sur trois jours de week-end autour du 12 décembre, n’auront pas lieu cette année à cause des risques de contamination au Covid-19, nous avons souhaité mettre en lumière le travail de l’équipe responsable du patrimoine matériel de la Compagnie de 1602, créée en 1926 pour perpétuer la commémoration de la victoire sur les troupes savoyardes. Un trésor genevois qui devra attendre l’année prochaine pour être exhibé à nouveau.

Petit rappel d’histoire. La nuit du 11 au 12 décembre 1602, la plus longue de l’année, les Savoyards menés par le duc Charles-Emmanuel 1er tentaient de prendre la ville de Genève par surprise en escaladant ses murailles. Les habitants, cueillis dans leur sommeil, surent se défendre, libérant ainsi la République de la menace. Chaque année, les Genevoises et Genevois célèbrent l’Escalade à l’école, en famille et en Vieille-Ville, où les membres de la Compagnie de 1602 recréent des scènes de la vie quotidienne de la fin du 16ème siècle en costumes d’époque. Ils et elles arpentent les rues aux sons des fifres et tambours, entonnent les chants traditionnels de l’Escalade, proposent vin chaud, sanglier rôti ainsi que bricelets et annoncent la victoire genevoise à coups de mousquets et de canons.

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