Pourquoi il faut aller à Nendaz ce weekend si la mort des glaciers suisses vous rend triste

Les glaciers sont à l'honneur ce week-end à Nendaz, et tous les jours dans nos colonnes.

Ce weed-end inaugure la première édition du Nendaz Film Festival, une ode aux glaciers de Suisse et d'ailleurs. Heidi.news alerte régulièrement sur leur disparition.

Lancement tout chaud pour un sujet glaçant. Ce vendredi débute la première édition du Nendaz Film Festival, un tout nouveau rendez-vous culturel en terre romande, avec pour thème principal les glaciers, ces géants endormis que le réchauffement climatique va faire disparaître. Un sujet d’actualité brûlant donc. Au programme, une dizaine de films diffusés du 23 au 24 septembre prochain à la salle polyvalente de Haute-Nendaz.

Le tout sera agrémenté de tables rondes, avec les acteurs de la montagne et du cinéma. La commune de Nendaz, connue pour ses pistes enneigées et partenaire de l’événement, espère sensibiliser aux ravages du réchauffement climatique sur les décors alpins. Parmi les experts invités à débattre figurent Bertrand Calpini, directeur suppléant de MétéoSuisse, Mylène Jacquemart, glaciologue à l'EPFZ, Jean-Vincent Lang, guide de montagne et le président de Nendaz Frédéric Fragnière.

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Pourquoi on en parle. Ces spécialistes, comme le tout-venant attaché à ces formations géologiques, véritables architectes des paysages suisses, ont pu constater à quel point les glaciers étaient fragiles. Longtemps pris pour intemporels et immuables, ils sont désormais en péril. D’autant plus après un été 2022 particulièrement chaud. Tragique symbole de cet effondrement, mi-septembre, le glacier des Diablerets qui courait entre les cantons de Vaud et du Valais s’est séparé en deux, laissant apparaitre la terre au col de Zanfleuron, à 2800 mètres d’altitude. La terre n’avait pas été à nue depuis plus de 2000 ans.

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Un hommage en sept épisodes. Tout au long de l’été, nos journalistes ont arpenté les glaciers suisses. Ils ont rencontré les spécialistes du climat et du relief, les acteurs de la montagne, pour rendre compte du phénomène, causé par l’homme. Ces grands reportages ont été pensés comme des recueils d’hommages, au chevet des plus beaux paysages du pays. Ils documentent, par l’intermédiaire de témoignages, de données et de photos, comment leur fonte déstabilise l’activité économique et sportive locale. Nos sept «Requiem pour nos glaciers», sont à retrouver ici.

Ainsi, alors que des glaciers se séparent, d’autres forcent à reconsidérer l’après, comme l’explique cet épisode sur un des joyaux valaisan, le glacier de Tortin. Point culminant du domaine skiable des 4 vallées, il doit désormais se reconvertir. Crevasses et éboulements ont rendu la pratique du ski particulièrement risquée.

Certains aficionados nous ont également confié avec mélancolie le souvenir de murs de glace qui recouvraient certaines vallées, aujourd’hui nus et rabougris, comme dans le Trient. Parfois la désolation laisse place à de plus surprenants spectacles, comme lorsque ressurgissait de la glace d’Aletsch, en août dernier, un avion accidenté.

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Des dernières évolutions de la glaciologie, cette science récente, avec «Alpes, des glaciers sous surveillance», de Thierry Berrod, Vincent Amouroux, Yanick Rose; à la conquête du Pôle Nord, avec la fiction d’animation Tout en haut du monde; en passant par le Groenland; les glaciers sont à célébrer, ou à regretter, du 23 au 24 septembre. A Nendaz, et à prix libre. Et tous les jours dans nos colonnes.