La grisaille proverbiale des métropoles urbaines aurait une explication scientifique

Un orage au dessus du parlement britannique | ANDY RAIN / EPA/ KEYSTONE

Il fait souvent plus chaud en ville que la campagne. Mais le temps y est aussi plus nuageux, suggère une étude scientifique. Pour ce faire, les images satellitaires de Londres et de Paris ont été passées au peigne fin.

Pourquoi c’est étonnant. On connaissait déjà l’effet d’îlot de chaleur urbain, qui voit l’aggravation des canicules par rétention de chaleur des surfaces bétonnées et goudronnées, phénomène amplifié par la faible couverture végétale. La nouveauté, c’est que cet effet n’impacterait pas seulement les températures, mais aussi la météo urbaine.

Le paradoxe.

  • La moindre végétation des villes les rend plus sèches que les zones rurales, ce qui devrait normalement limiter l’évaporation et donc les formations nuageuses.

  • Mais les échanges de chaleur entre la surface des villes et l’air sont étonnamment proches de ceux à l'œuvre dans les forêts, notent ces scientifiques.

  • Leur hypothèse: les bâtiments, en particulier de grande hauteur, provoquent en libérant la chaleur accumulée des courants ascendants turbulents, qui conduisent à l’évaporation du peu d’humidité disponible.

  • Résultat: une couverture nuageuse accrue, en particulier dans l’après-midi et en soirée.

La prochaine étape. L’analyse chiffrée du phénomène n’a été faite que sur deux villes: Londres, et Paris. Mais les chercheurs pensent que ce phénomène concerne d’autres zones urbaines, parmi lesquelles Montréal (Canada), Marseille (France), ou même Bâle (Suisse).

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Lire la publication scientifique sur Npj Climate and atmospheric science (EN)