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Les inondations au Pakistan ont été aggravées par le changement climatique

Un homme et son fils tentent de dégager un vélo de la zone submergée, dans le Balouchistan, le 13 septembre | Keystone / AP / JAMAL TARAQAI

Les inondations catastrophiques connues par le Pakistan début septembre, qui ont fait 1400 morts et submergé un tiers du pays, sont-elles liées au changement climatique? La réponse est, sans surprise, oui, selon une étude du World Weather Attribution, initiative internationale de chercheurs spécialisés dans l’attribution des catastrophes au climat. Selon eux, les précipitations extrêmes dans la région ont augmenté de 50 à 75% à cause du changement climatique.

Pourquoi c’est important. Mis en lumière par le rapport du Giec d’août 2021, la science de l’attribution est un champ émergent, né dans le sillage de la canicule de 2003. L’objectif: départager les variations habituelles de la météo de tous les jours et l’influence du changement climatique.

La question est loin d’être seulement rhétorique: elle éclaire les enjeux de justice climatique —la responsabilité des pays développés dans le dégèlement climatique. Le 10 septembre, l’ONU a ainsi demandé, par la voix de son secrétaire général Antonio Guterres, à ce que soit mis en place un système d’«échange de dette». Soit qu’au lieu de rembourser ses créanciers, le Pakistan utilise cet argent pour investir dans des infrastructures plus résilientes face au climat — ainsi que dans la transition verte de son économie. Le Pakistan est ainsi responsable de moins de 1% des émissions mondiales de gaz à effet de serre, alors qu’il en subit les effets de plein fouet.

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