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«Les fuites sur Nord Stream représentent la moitié des émissions annuelles de la Suisse»

L'une des fuites sur Nord Stream 2, photographiée le 28 septembre dans les eaux suédoises. | Keystone / AP / Swedish Coast Guard

Les fuites massives de méthane qui se sont déclarées sur les gazoducs sous-marins Nord Stream 1 et 2 les 26 et 27 septembre ont mis le monde en émoi, sur fond de guerre entre la Russie et l’Ukraine et de soupçons à l’égard du Kremlin. Ce que les Européens qualifient désormais de sabotage devrait marquer le climat: on parle d’un impact équivalent à environ 20 millions de tonnes équivalent CO2.

Plusieurs stations de mesure ont commencé à livrer de premières observations directes, qui confirment l’ampleur du pic d’émissions. Que signifie cet événement pour la lutte contre le changement climatique? Entretien avec le physicien Philippe Ciais, chercheur au Laboratoire des sciences du climat et de l’environnement du CEA, en France, spécialiste du cycle global de plusieurs gaz à effet de serre, dont le CO2 mais aussi le méthane.

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