La majorité des maladies humaines aggravées par le changement climatique

Image d'illustration. | svetjekolem / unsplash

Vagues de chaleur, sécheresses agricoles et inondations sont plusieurs des symptômes classiques — popularisés au cours des étés 2021 et 2022 — du changement climatique. Il faudra aussi compter avec une aggravation de jusqu’à 58% des maladies infectieuses ou allergiques qui touchent notre espèce, selon une étude parue dans Nature Climate Change et relayée par Le Monde.

Pourquoi c’est intéressant. Les auteurs ont examiné l’impact sur la santé humaine de neufs bouleversements climatiques, parmi lesquels le réchauffement des températures de l’air, la sécheresse, les vagues de chaleur, les feux de forêts, les pluies extrêmes, l’élévation du niveau de la mer, le réchauffement des océans. Une analyse bibliographique de la littérature scientifique leur a permis d’expliciter les liens entre risques climatiques et maladies.

Leur verdict. Au total, 58% des maladies humaines passées au crible (218 sur 375) ont été affectées, à un moment ou à un autre, par l’un de ces mécanismes. Il s’agit surtout (103 maladies) des maladies vectorielles, transmises par les moustiques, les tiques ou les puces, mais pas exclusivement: elles peuvent aussi être transmises par l’eau (78), l’air (60), les contacts directs (56) ou alimentaires (50).

Par ailleurs, trois quarts des maladies émergentes chez l’humain sont des zoonoses, transmises à notre espèce par d’autres animaux, et cela alors que le changement climatique modifie l’aire de répartition de nombreuses espèces pouvant héberger des pathogènes.

A lui seul, le climat ne fait pas tout, nuance toutefois le virologue Yannick Simonin de l’Inserm, cité par Le Monde, qui évoque aussi: «l’urbanisation galopante, qui crée de fortes densités humaines propices aux épidémies, mais aussi l’essor du trafic aérien et des échanges de marchandises et de personnes».

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