L'humanité vient de vivre un des mois de juillet les plus chauds jamais enregistrés

Un champ asséché pris le mardi 21 juin 2022 près de St. Leonhard. | KEYSTONE/APA/HELMUT FOHRINGER

«Le monde vient de connaître l’un des trois mois de juillet les plus chauds jamais enregistrés», a déclaré Clare Nullis, porte-parole de l’Organisation météorologique mondiale (OMM), ce mardi 9 août 2022. Le mois qui vient de s’écouler aura été légèrement plus frais que juillet 2019, et plus chaud que juillet 2016, selon les données du Service Copernicus. La différence entre ces trois années serait «inférieure à la marge d’erreur», précise l’OMM.

Le dernier mois aura dépassé de 0,4°C la température moyenne pour juillet pendant la période de référence 1991-2020. Pourtant, le phénomène climatique La Niña — qui se caractérise par des températures anormalement froides dans l’océan Pacifique sud — aurait dû offrir des conditions favorables à un refroidissement.

En route pour une quatrième vague? Une quatrième vague de chaleur se profile en France, et possiblement en Suisse — qui selon MétéoSuisse pourrait connaître un des étés les plus chauds jamais enregistrés. Le pays vient de traverser son quatrième mois de juillet le plus torride depuis 1864, si bien que la sécheresse est visible depuis l’espace, comme l’ont révélé des images satellites de la NASA: la verdure bucolique et les neiges éternelles ont cédé la place à un plateau jauni et des Alpes asséchées.

Ces conditions arides menacent la faune, mais aussi les plus vulnérables, comme les personnes âgées ou malades, les travailleurs d’extérieurs, les femmes enceintes et les enfants en bas âge. La population urbaine est plus exposée, en raison de l’effet d’îlot de chaleur urbain, qui peut élever le mercure d’environ 6°C par rapport aux campagnes.

Lire aussi: Les «îlots de chaleur urbains» (2/3): comment bâtir les villes de demain?

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