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L’Arctique, l’arrière-cour de la guerre en Ukraine?

Le croiseur lance-missiles Marshal Ustinov de la marine russe s’entraîne en Arctique, le mercredi 26 janvier 2022. . | Keystone / AP / Service de presse du ministère russe de la Défense

Alors que les bombes russes s’abattent sur l’Ukraine, certains regards se tournent vers le Nord, bien au-dessus du cercle polaire. L’Arctique, cette région d’importance géostratégique qui abrite 20% des réserves mondiales de gaz et de pétrole, et qui se réchauffe trois fois plus rapidement que le reste de la planète, partage également 24’000 kilomètres de son littoral avec la Russie.

En réponse à l’invasion de l’Ukraine, l’Institut polaire américain du Centre Wilson a organisé, le 14 mars, en partenariat avec l'Institut norvégien des affaires internationales, une conférence sur les répercussions de la guerre sur cette «zone de paix» fragile.

«L’onde de choc de la guerre en Ukraine se fait ressentir jusqu’en Arctique», lance Michael Sfraga, président de l’Institut polaire et de la Commission de recherche arctique des Etats-Unis, avant d’ajouter:

«Nous sommes face à un tournant historique, jamais vu depuis la Seconde guerre mondiale, qui signe la fin des trois décennies de l’après-guerre froide et l’entrée dans une nouvelle période d’incertitudes. Robert Gates, l'ancien secrétaire américain à la défense et directeur de la CIA, expliquait que nos «vacances» à l’écart de l’Histoire se sont terminées.

Aujourd’hui, on se demande quelles seront les implications pour l’avenir de l’Arctique – cette région fragile et stratégique du globe, où la Russie occupe une place majeure? Jusqu’à présent, les huit nations du Conseil de l’Arctique ont réussi à coopérer malgré leurs différends. Mais cette situation vient de changer. Au cours des dernières semaines, nous avons été témoins de l'effondrement du tissu de la coopération arctique en raison de l’offensive russe.»

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