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COP27: la société civile persona non grata en Egypte?

La COP27 se tient cette année en Egypte, à Charm el-Cheikh. | Keystone / AP /THOMAS HARTWELL

Les manifestations, happenings et sit-in seront très strictement encadrés par les autorités égyptiennes durant la conférence. Une situation qui prive la société civile de l’un de ses principaux outils pour mobiliser le grand public et faire pression sur les dirigeants.

Il ne s’agit que d’un parking désaffecté, mais ses boutiques et terrasses de cafés avec vue sur les majestueuses montagnes rocailleuses du Sinaï, en bordure, lui donneraient presque un aspect convivial. C’est en principe à cet espace clôt de 600 m² que devront se limiter les manifestations autorisées par les autorités égyptiennes durant la COP27, qui a débuté dimanche à Charm el-Cheik. Une pratique qui dénote par rapport aux éditions précédentes des conférences mondiales sur le climat, et qui nourrit la grogne des militants.

Pourquoi c’est tendu. Cette édition s’annonce compliquée pour la société civile. Le ministre égyptien des Affaires étrangères Sameh Shoukry avait précédemment déclaré en mai dans une interview à l’agence AP qu’un site serait spécifiquement alloué aux activistes pendant l’évènement pour leur donner l’opportunité «de manifester, d’exprimer leur opinion». Fin octobre, Greta Thunberg avait indiqué ne pas se rendre à la COP27 en raison de «l’espace pour la société civile (…) extrêmement limité».

Quelques jours avant l’ouverture de la COP, les autorités égyptiennes ont d’ailleurs serré la vis, en arrêtant des dizaines d’individus qui appelaient à des manifestations, et mettant en place des mesures de surveillance. Les activistes de la COP27 vont-ils se retrouver parqués loin des caméras et des discussions? Et surtout, la société civile égyptienne aura-t-elle voix au chapitre?

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