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A 11h59 a sonné l'alarme de la Grève pour l'avenir

Première manifestation à Lausanne lors de la grève pour l'avenir | Cyril Zingaro/ Keystone

Selon où vous habitez, où vous travaillez, où vous avez décidé de déjeuner, vous avez peut-être entendu, à 11h59 ce 21 mai, une sacrée cacophonie dans la rue. Mélange de tambours, de casseroles et d’alarmes en tout genre, et même d’enregistrements diffusés sur smartphones, elle sonne l’urgence climatique à travers toute la Suisse, au son de la Grève pour l’avenir.

Pourquoi ils s’alarment. Les glaciers et les pôles fondent, le niveau marin monte, les sécheresses et catastrophes météorologiques s’intensifient… La liste des bonnes raisons de s’inquiéter du changement climatique est longue. Plusieurs syndicats comme SSP ou Unia se sont joints au mouvement aujourd’hui pour rappeler que la lutte pour le climat doit aussi être une lutte sociale.

L’enjeu est d’autant plus important à moins d’un mois de la votation sur la loi sur le CO2. Les manifestations qui auront lieu à travers toute la Suisse rappellent que malgré la pandémie, le changement climatique se poursuit et s’accélère. Sans un changement en profondeur du système en place, il y a peu de change d’infléchir durablement l’élévation des températures moyennes.

Les différents manifestes pointent les causes communes au réchauffement climatique et aux inégalités sociales, la surexploitation des ressources naturelles et des humains. Le tout est accompagné d’un appel aux autorités à ce que la facture revienne aux multinationales et à leurs actionnaires qui se seraient enrichis en grande partie sur le dos de la planète.

De son côté le syndicat des services publics rappelle que les services publics peuvent eux-aussi contribuer à l’effort contre le changement climatique, à la condition que les investissements suivent et donnent la priorité aux solutions clés: transports en commun, formation et santé notamment.

Se relancer. Malgré les enjeux, difficile de ressentir une forte mobilisation ce vendredi. Les manifestants clairsemés sont loin de la foule espérée. Une ambiance bien éloignée de janvier 2020 où la venue de Greta Thunberg avait mobilisé des milliers de militants. Après un an de pandémie, qui avait déjà mis un frein important à la mobilisation du 15 mai 2020, il faut se relancer.

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Place de la Riponne, quelques minutes avant l'alarme pour le climat | Adriane Bossy/ Heidi.news

Un premier cortège composé d’entre 200 à 300 jeunes a néanmoins pu se mettre en route, devant la gare de Lausanne en début d’après-midi. Organisée par la grève du climat, elle visait à protester contre les procès qui se multiplient contre les activistes écologistes. Le prochain en date aura lieu ce mardi 25 mai à Fribourg.

Il faut attendre la fin de journée, à l’heure d’écrire ses lignes à l’approche des principales manifestations prévues ce soir, pour voir la mobilisation s’intensifier enfin.

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