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La loi Covid a un arrière-goût très amer

Claude-Inga Barbey

Un dimanche sur deux, notre chroniqueuse Claude-Inga Barbey nous livre un moment de vie. Elle nous parle cette fois-ci de son petit-fils, y voyant un parallèle entre son refus d'avaler un médicament et la votation du 28 novembre sur la loi Covid.

Mon petit-fils de deux ans a attrapé une otite. Ma fille me l’a amené. «Impossible de lui faire avaler le sirop d’antibiotiques, il recrache tout.» Ensemble, on a essayé plusieurs méthodes, dans la nourriture, dans le lait, on a même essayé pendant la sieste de lui glisser le biberon entre les lèvres en comptant sur le réflexe de déglutition, mais le sirop ruisselait sur son petit menton. Même endormi, il ne voulait pas de ce truc.

J’ai fait appel à mes vieux souvenirs de maman, et je suis allée chercher une grosse seringue en plastique à la pharmacie. Là, au compte-gouttes, on a réussi à lui injecter dans la bouche les 3ml prescrits pendant qu’il dormait paisiblement dans la poussette. Quand il s’est réveillé une demi-heure plus tard, il nous a tout recraché à la figure. Il avait gardé le sirop dans la bouche pendant son sommeil, comme un cochon d’inde… On a alors essayé de lui expliquer: «C’est pour ton bien, tu n’auras plus bobo aux oreilles, allez sois raisonnable, avale ce truc…» Puis ma fille s’est énervée. «Tu vas avaler ce truc, tu vas obéir à maman, ça suffit maintenant!» Sans résultat.

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