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Le sable, du Sahara ou de Mars, entre fin du monde et invitation au voyage

Claude-Inga Barbey

Le jour où le ciel est devenu jaune, ma première pensée a été «c’est la fin du monde». C’est dire à quel point la politique du pire a pris insidieusement sa place dans mon cerveau. Un picotement dans la gorge et je suis sûre d’avoir les premiers symptômes, un ciel étrangement coloré et je projette la fin du monde.

Et puis je suis sortie dans la rue et j’ai vu les voitures noires constellées de dorures. J’ai passé mon doigt sur une carrosserie et frotté la poussière d’or entre deux doigts. Du sable... Du sable en provenance du Sahara. Je l’ai même goûté. Un cadeau du ciel, comme lorsqu’un animal sauvage vient nous rendre visite. Un cerf immobile dans une clairière, un renard dans un jardin. Un petit moment de grâce inouïe.

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