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La Suisse et le Vatican veulent renforcer leurs liens diplomatiques

Le cardinal Parolin donne la communion aux garde suisses en 2018. | Keystone/TI-Press / Gabriele Putzu

L’événement est retentissant pour la communauté catholique de Suisse: ce dimanche 7 novembre, c’est le cardinal Pietro Parolin, par ailleurs secrétaire d’Etat du Vatican, qui a célébré la messe à Einsiedeln. La venue du «bras droit» du pape en terres helvétiques a pour cadre une visite officielle qui débutera lundi 8 et durant laquelle il s’agira moins de commémorer le passé que de préparer l’avenir.

Pourquoi on en parle. La visite du cardinal Parolin vise à célébrer les 100 ans de la reprise des relations diplomatiques entre la Suisse et le Vatican, interrompues pendant près d’un demi-siècle. Elle constituera une étape importante vers un renforcement des liens entre Berne et la Papauté, qui aboutira peut-être à l’ouverture d’une représentation suisse au Saint-Siège.

La rupture. Les deux Etats ont entretenu des relations diplomatiques formels à partir de 1586, date de l’établissement d’une nonciature apostolique à Lucerne. Le nonce — donc l’ambassadeur du Vatican en Suisse — était dans un premier temps uniquement accrédité auprès des cantons catholiques avant de l’être, dès 1803, auprès de la Confédération.

Les rapports se sont toutefois dégradés avec le «Kulturkampf» mené par le chancelier de l’Empire allemand Otto von Bismarck, ravivant les tensions confessionnelles en Europe. Le Dictionnaire historique de la Suisse présente ainsi l’affaire: «La proclamation du dogme de l'infaillibilité pontificale (1870) et l'anticléricalisme de la majorité des politiciens radicaux conduisirent à une confrontation ouverte.» Qui provoquera, en 1873, la rupture des relations diplomatiques entre les deux Etats.

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