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La Pologne va ériger un mur contre les migrants et l'Europe se tait

Des migrants à la frontière polonaise | Keystone / Michal Kosc

La crise des migrants à l’Est va franchir une nouvelle étape symbolique forte la semaine du 13 décembre, avec le début de la construction d'un mur, long de 180 kilomètres, à la frontière entre la Pologne et la Biélorussie. 180 kilomètres de béton pour bloquer l’une des routes migratoires les plus empruntées pour atteindre l’Eldorado européen. «Un investissement absolument stratégique pour la sécurité de la nation», selon le ministre polonais de l'Intérieur Mariusz Kaminski, qui continue à accuser la Biélorussie d’organiser l’arrivée des migrants, pour générer une pression aux portes de l’Europe.

Pourquoi c’est important. Depuis des semaines, plus de 4000 familles, dont des enfants, campent par des températures glaciales derrière des barbelés coupants. Une situation humanitaire dramatique, que la télévision d’Etat russe ne se fait pas faute de documenter, en diffusant des images de ressortissants du Kurdistan irakien ou de Syrie, qui tentent de se réchauffer, devant des feux de bois. La crise pourrait durer encore des mois, dit Varsovie, bien que la Biélorussie semble avoir lâché du lest. Syriens, Irakiens, Afghans et Yéménites sont ainsi désormais interdits de vol, depuis Dubaï vers la Biélorussie. L’Irak a, de son côté, commencé à rapatrier au moins 200 de ses ressortissants bloqués à la frontière, dont des femmes et des enfants.

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